Arequipa / Canyon del Colca : la péruvienne, la vraie

Après un premier avion direction Lima et un second avion annulé qui nous a valu 15 heures de bus, nous voilà enfin arrivées dans la jolie ville d’Arequipa au pied des montagnes. Au programme ? Deux jours de visite et 3 jours dans le Canyon del Colca, à 6h de bus d’Arequipa.

Nous commençons donc notre séjour par la découverte de la « ville blanche », dont l’architecture est faite de roches volcaniques qui donnent cet aspect blanc à l’ensemble des bâtiments bordant la ville. On découvre notamment notre coup de coeur : le couvent Santa Catalina, une véritable ville dans la ville, mélange de bleu ciel et d’orange, peuplé d’arbres et autres plantes qui en font un lieu calme et paisible où il fait bon se promener une petite heure.

Nous en profitons de même pour faire un peu de shopping dans les magasins spécialisés en laine d’Alpaca (même famille que le Lama). Mais nous attendons aussi avec impatience notre trek dans le Canyon del Colca dont nous avions sous-estimé d’ailleurs la difficulté…

Départ donc jeudi midi pour le Canyon, à 6h de bus d’Arequipa. Bus local dont le trajet nous permet de profiter pendant quelques heures d’une vue magnifique sur les montagnes aux sommets qui semblent enneigés. De loin le plus beau trajet en bus que j’ai réalisé depuis le début de mon voyage. Nous n’étions pas au bout de notre émerveillement puisque après 4h de trajet le bus s’arrête sur la route pour faire monter de vrais locaux péruviens. Vous savez, le cliché de la péruvienne que l’on a tous: Longs cheveux bruns tressés, longue robe colorée, gros sac en tissu sur le dos, chapeau etc. Une dizaine d’hommes et de femmes entrent dans le bus et je là je me sens vraiment très dépaysée, c’est magnifique. Tellement de chance de vivre cette expérience !

Nous arrivons dans le petit village de Cabanaconde, passage obligé pour démarrer le trek dans le Canyon.

Notre itinéraire dans le Canyon

Départ 7h de notre hôtel de Cabanaconde direction San Juan de Chuccho. Easy, que du plat et de la descente pendant 3h. Déjeuner dans une petite Posada de San Juan de Chuccho et départ pour l’Oasis de Sangalle où nous allions passer la nuit. Là ça se complique pour Carly qui a du mal en montée, on monte donc tranquillement et lentement jusqu’à Cosnirhua avant de redescendre une bonne heure vers les oasis, 300 mètres de descente qui m’auront valu une grosse grosse douleur au genou mais, heureusement ça ne me fait mal qu’en descente et pas en montée. Je dis heureusement car le lendemain nous devions remonter 1 100 mètres à pied pour retourner à Cabanaconde.

Ne se sentant pas de monter 1 100 mètres en 3h, Carly décide de prendre une mule (un cheval). Je rencontre alors une française à l’hostel qui elle aussi montait toute seule et on décide donc de partir ensemble avec tout un autre groupe de gens à 4h30 du mat’ le lendemain. C’était ATROCE. 1 100 mètres de montée, sans jamais de terrain plat. Les derniers 300 mètres n’étant que des marches faites de pierres à monter comme des escaliers, heureusement tout ça à l’ombre ! On ne voit jamais le bout, dès qu’on pense être arrivée on se rend compte qu’il reste encore plusieurs centaines de mètres. Je commence à être vraiment de mauvaise humeur et en plus, plus on grimpe moins on a de respiration plus on est faible plus on est lent, bref 2h55 plus tard nous avons réussi, et là la fierté remplace la souffrance, on se dit qu’on n’en peut plus mais avec du recul pourquoi pas le refaire ! Carly me rejoint quelques minutes plus tard, nous prenons vite fait un bon gros petit déj avant de prendre le bus de retour pour Arequipa.

Pour être tout à fait honnête, je n’ai pas trouvé ce trek incroyable, je pense qu’après 2 mois en Amérique latine je deviens certainement un peu plus difficile en terme de paysage ! En revanche, ce trek ayant été le plus sportif des 5 que j’ai faits depuis le début, je suis quand-même contente et fière de l’avoir fait, donc aucun regret 🙂

Retour à Arequipa où nous passerons notre dimanche à nous reposer tellement nous sommes courbaturées mais on se dit que ça en valait bien la peine !


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