
Nouveau pays, nouvelle culture, nouvelle façon de voyager, l’aventure prend un nouveau départ !
Après 4 mois en Amérique du Sud, je suis arrivée à Auckland, Nouvelle Zélande, le 20 janvier avec 16h de décalage horaire…autant vous dire que j’étais bien déphasée !
La Nouvelle-Zélande c’est vraiment une autre manière de voyager, le Tour du Monde prend donc ici une autre tournure, difficile à accepter au début mais tellement riche ensuite !
Je m’explique : Arrivée à Auckland, j’ai du m’habituer à nouveau à une grande ville occidentale où l’on parle anglais – avec un accent à couper au couteau quand-même – et où (enfin) je ne passe plus pour une touriste, je peux boire l’eau du robinet et jeter mon PQ dans les toilettes ! Bref, j’arrive à l’auberge et heureusement, comme toutes les auberges dans lesquelles j’ai vécu en Amérique Latine, je suis accueillie à bras ouverts, et ça fait du bien ! Je rencontre pas mal de Français, ce qui fait du bien aussi, l’auberge est assez familiale, je remarque vite qu’en Nouvelle-Zélande les auberges n’ont pas de bars, ont quasi toutes des salles de bains communes et peu ont le petit dej inclus. De plus, les prix sont bien plus élevés que sur le continent sud-américain donc on oublie les restos à 5€, on prépare ses petits plats soi-même dans la cuisine partagée. Voilà déjà pour le premier changement !
Ce qui a surtout énormément changé pour moi est la manière de me déplacer dans le pays. Je me suis rendue compte qu’en Amérique Latine c’était quand-même beaucoup plus simple : il y a des bus tous les jours, partout et toute la journée, pas chers et qui vous emmènent dans les moindres recoins du continent. On trouve des auberges à chaque coin de rue, pas chères non plus, donc il est très facile de décider de ses déplacements et de ses logements en dernière minute. Moi qui pensais pouvoir continuer mon voyage à ce train-là en Nouvelle-Zélande, je me suis bien trompée !
Et oui ! De un, j’étais en Amérique latine pendant la basse saison, donc moins de monde, moins cher, plus de place en auberge. Là en Nouvelle-Zélande c’est la haute saison et en plus, chanceuse que je suis, c’est le Nouvel An Chinois ! Du coup bien plus de monde (et de yeux bridés) qu’en Amérique latine, peu de bus, mega chers, et auberges qui affichent complets. Evidemment, le stress monte de plus en plus et les questionnements/doutes avec : j’aurais du rester en Amérique latine / ai-je vraiment bien fait de choisir la Nouvelle-Zelande pour un voyage solo ? J’aurais du attendre d’avoir quelqu’un avec qui y aller ! / je vais faire comment pour me déplacer si y’a pas de bus ? En plus je vais exploser mon budget ! / mais où je vais dormir, tout est pris j’aurais du m’y prendre plus tôt ?! / c’est la MER** !!
Bref, je profite du coin cuisine pour discuter un peu avec des gens qui tous me conseillent de me déplacer en voiture, d’en acheter ou louer une, de poster des offres de trajet sur les nombreuses pages Facebook existantes pour trouver des copilotes, bref petit à petit l’idée de louer une voiture fait son chemin dans mon esprit. Les 2 barrières étaient la peur de la solitude sur la route, et la peur de la conduite à gauche sans copilote ! Mais bon, je prends sur moi, je surmonte ma peur et hop! je me lance.
Je trouve une location pour 3 semaines à 510€ avec assurance, c’est-à-dire 24€ par jour + l’essence à 10€ les 100km. En trouvant des voyageurs avec qui partager les frais, ça passe ! Pour me rassurer je regarde le prix des trajets en bus afin de ne pas avoir de regrets : 200$ pour 3h de route. Ok c’est parti pour la voiture ! Je poste alors des annonces de covoit, personne au tournant (vous aurez remarqué le jeu de mots 🤓), la solitude me guette…
Arrivée à Christchurch dans l’île du Sud, je me dirige vers l’agence de location de voiture. J’explique à l’employé que je n’ai jamais conduit une voiture à gauche et que j’ai besoin qu’il m’explique un peu tout, il n’a pas l’air serein alors je lui assure que je suis une vraie pilote en France, alors pourquoi pas en Nouvelle-Zélande ! 😂
L’auberge se trouve à 15min en voiture de là, sans grand monde sur la route, easy ! Sauf que quand on conduit avec le volant à droite, on ne se rend pas bien compte des distances à gauche…je ne me suis donc pas bien rendue compte de la distance qui me séparait des voitures garées sur le bas-côté gauche, et bim! ça n’a pas loupé, je me suis pris un rétro, qui a fait tomber le mien par la même occasion. J’essaie de le remettre, impossible et de toute façon le miroir est fissuré, je dois rappeler l’agence…la honte. Mais les Néo-Zelandais sont d’une gentillesse telle qu’ils nous pardonnent tout ! J’arrive à l’agence, un autre agent me reçoit, adorable, me remplace mon rétro et me laisse repartir. Autant vous dire qu’après ça, je tenais vraiment très très bien ma droite ! Maman et Papa je ne vous ai rien dit le jour j, voilà une première confession, sorry…
Arrivée à l’auberge, je sympathise avec une Estonnienne de mon dortoir qui me dit qu’elle est partante pour faire la rando « Arthur’s Pass » le lendemain et qu’elle recherche un covoit. Jackpot je prévois de l’emmener ! Plus tard on rencontre un autre voisin de dortoir, Écossais, qui se motive aussi. Départ à 3 le lendemain pour 7h de rando à 2h de route, 40$ en poche, ça me rembourse un peu le trajet…

Après ça, je commence à vraiment me sentir à l’aise sur la route, je me sens libre d’aller où je veux quand je veux et je pense que conduire m’avait aussi beaucoup manqué.
Prochaine étape: achat du matériel de camping. Et oui, qui ne campe pas en Nouvelle-Zelande ! Nouveau challenge pour moi qui n’ai jamais campé seule…Direction la Warehouse, le magasin fourre-tout discount néo-zélandais. Tente, matelas, sac de couchage, matériel de cuisine dans le coffre, je suis prête pour le grand départ, à la découverte des montagnes, lacs, fiords, glaciers, plages de Nouvelle-Zélande, et je ne suis pas au bout de mes surprises !
Quel bonheur de conduire sur les routes désertes et merveilleuses néo-zélandaises. Je suis plus seule qu’en Amérique Latine mais j’aime cette solitude qui me permet d’être entièrement libre, libre de penser ce que je veux, d’aller où je veux, quand je veux. Maman me disait « si jamais tu es seule et tu te sens trop seule, dis-toi simplement qu’à l’instant T oui tu es seule mais dans la vie tu es loin d’être seule », mine de rien cette phrase aide beaucoup.

La suite du voyage se passe vraiment au top, je vous ferai quelques topos dans les futurs articles à venir vous me connaissez !
Thanks and have a good day 😊
J’adore te lire Margaux 🙂 Quel beau voyage !!
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Merci Anne-Flore tu es adorable !
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