Nouvelle-Zélande – MacKenzie Episode 1 : Une rencontre qui aura tout changé

Pour innover un peu dans mes récits, je vais cette fois vous parler d’une rencontre qui m’a bouleversée.

Aurélien et moi on s’est rencontré au détour d’un simple post Facebook. Je venais d’arriver dans la ville de Queenstown et un ami m’avait conseillé de faire le trek du « Ben Lomond ». Etant donné qu’il s’agissait cette fois d’une randonnée de 7h aller-retour, je ne voulais pas la faire seule. Je vais donc sur les différentes pages Facebook de Nouvelle-Zelande sur lesquelles on poste des annonces et je lance une proposition.

Je reçois donc un message d’Aurélien me disant qu’il est intéressé. Avant de répondre je fais quand-même un petit check sur son profil Facebook : Breton, bonne tête, quelques posts Facebook pas choquants, why not allons-y ! Nous décidons finalement de faire un autre trek un peu plus court, 2h aller-retour. Il me dit qu’il a une voiture, rendez-vous 10h. Première remarque: je m’attendais à une petite voiture bien entretenue mais il s’agissait en fait d’un vieux modèle Espace Voyageur très vétuste, aménagé pour pouvoir y dormir. On se dit bonjour et je découvre une barbe IMMENSE qui n’était bien sûr pas sur les photos Facebook. Genre Di Caprio dans le film « La Plage » lorsqu’il est seul plusieurs semaines dans la jungle. Bref, je ne dis rien, on part en direction du trek.

Vient alors le moment où il commence à m’impressionner, me surprendre, voire même me passionner : il me dit qu’après l’Egypte, le Pérou, la Bolivie et 6 mois en Norvège il a décidé de partir en mai 2018 à la découverte de la Nouvelle-Zélande pour une durée indéterminée, alternant petits boulots et voyage avec pour seul logement : sa voiture. Il me raconte quelques anecdotes de voyage, des moments où il est tombé en panne dans la pampa sans téléphone, où il a dormi dans sa voiture au milieu de nulle part et s’est pris une amende par les flics, où il ne pouvait pas se laver pendant plusieurs jours, tout ça avec un sourire aux lèvres car pour lui c’est ça l’aventure, c’est se dépasser, se challenger, voire même chercher les problèmes car sinon c’est pas drôle !

On commence le trek en ne sachant pas très bien où aller. On suit un chemin, ça a l’air d’être par là. On monte on monte en pensant arriver au sommet et 45 minutes plus tard on arrive sur une pauvre route déserte. Surpris et un peu agacés, on n’a pas le courage de rebrousser chemin donc il me propose de faire du stop, ce sera ma première fois. On n’attend pas 5 minutes qu’un van de 3 backpackers s’arrête pour nous emmener au début du trek. Effectivement, on ne m’avait pas menti, le stop en Nouvelle-Zélande ça marche comme sur des roulettes ! Après 1h de grimpette on redescend pour pique-niquer au bord du lac. Il sort alors une boîte de thon, du pain et des couverts de sa voiture – le déjeuner du vrai backpacker comme il dit – pendant que moi je mange ma petite salade préparée le matin-même dans la cuisine de l’auberge, en me disant que je ne suis peut-être pas si backpackeuse que ça finalement !

A 14h on se quitte, lui avec un grand sourire, moi des papillons dans le ventre. Pourquoi ? Tout simplement parce que j’ai passé quelques heures avec un garçon vraiment heureux, heureux de vivre des choses simplement, en laissant de côté tout confort pour vivre à 100% ce voyage. Se challenger, se dépasser, se faire peur même mais avec pour seul objectif de « mourir vieux sans avoir de regrets », en ayant tout tenté. Il a l’air si épanoui, si heureux dans cette vie remplie de simplicité qu’en le quittant, je me suis dit « mais moi aussi je veux tout tenter, moi aussi je veux oser ma vie à 100%. Si lui il a reussi, pourquoi pas moi ? » Je suis passée de la peur de camper seule à l’impatience d’expérimenter une soirée et une nuit sur une pelouse au bord d’une rivière ! Je racontais dans mes autres articles que j’avais goûté à la liberté, mais en fait je n’étais libre qu’à 80%. Les 20% restants seront la suite de mon voyage : camper seule sur un brun d’herbe au milieu des campings car, marcher des heures avec tout mon matos de camping (et ma poubelle) pour un trek de trois jours dans la nature, ne pas me laver pendant 2 jours…c’est bête mais quelle joie, quel bonheur, quelle fierté ressenti après tout ça ! Moi aussi je veux mourir vieille sans regret !

Voilà pourquoi ce garçon m’a bouleversée. Comme quoi une belle rencontre peut vraiment tout changer…


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