
Après Héloïse à Bagan, Constance à Inle, c’est au tour de Charlotte de nous partager le récit de nos aventures dans la ville de Hpa An. Merci à toi Chachou !
« À mon tour d’écrire quelques lignes sur notre voyage en Birmanie et de tenter d’être à la hauteur… Une sacrée pression de passer après les copines !
Nous quittons Héloïse à l’aéroport de Yangon, où nous l’avons d’ailleurs rencontrée une semaine plus tôt…
Je ne reviendrai pas en détails sur notre soirée de « transition » à Yangon où nous avons bu nos premières Corona du voyage – et même de « l’été » -, évité à tout prix de regarder l’écran géant qui diffusait le dernier épisode de Game of Thrones (enfin, surtout Constance), et parlé des blattes découvertes quelques heures plus tôt sous la cuvette des toilettes de l’auberge !
Bref, le lendemain matin direction le marché de Yangon et ses nombreux stands. Nous déambulons parmi les étales de nourriture, les marchants de tissus, de perles, d’objets nacrés ou en bois, souvenirs en tous genres. Nous perdons plusieurs fois nos repères lorsque l’électricité se coupe et laisse place à des allées plus sombres.
Après deux heures de « shopping », nous allons découvrir LA pagode de Yangon, considérée comme la plus impressionnante de la Birmanie, d’où le fait que nous l’ayons visitée après les temples de Bagan. Effectivement, elle est comme on nous l’a présentée : impressionnante par sa taille, son nombre de visiteurs et de croyants. Le charme des pagodes de Bagan nous semble alors bien loin… Oui, elle vaut le détour mais ne nous a pas fait vibrer comme d’autres.





Nous prenons ensuite la direction du sud, vers Hpa An. La route dure quelques (longues) heures, l’occasion pour nous de découvrir des petites villes et villages birmans et d’apercevoir un bouddha géant qui trône sur les montagnes, un peu comme le San Cristobal à Rio… Une belle surprise.

À l’approche de Hpa An, je suis comme une gosse qui découvre ces paysages nouveaux : des bouts de falaises rocheuses qui plongent dans le sol à droite à gauche, comme si elles avaient été posées là par quelqu’un. C’est si différent de ce que nous avons vu jusqu’ici ! En effet, nous ne sommes finalement qu’à 300km de la Thaïlande !
Hpa An est une ville rassemblant falaises, fleuves et lacs. Ici, les gens parlent très peu anglais et ne semblent pas « habitués » aux touristes. On adore l’authenticité, le charme et le calme de ce pays. Nous avons quelques jours devant nous, alors on prend le temps… Le premier soir nous dînons dans un restaurant conseillé par les voyageurs de l’auberge (et Trip Advisor). On s’y régale tellement qu’il deviendra notre cantine pour les prochains jours. Après de longues recherches sur des blogs de voyageurs on nous conseille de nous lever à 5h du matin pour aller admirer le levé de soleil sur le lac. Ce qu’on décide donc de faire dès le lendemain. On n’en retiendra finalement uniquement la promenade pour y arriver puisque la couverture nuageuse que nous n’avions pas prévue ne nous permet pas d’apercevoir le levé de soleil. Nous nous consolons cependant à côté d’un groupe de femmes birmanes en pleine session yoga qui nous feront le plaisir de roter à tout va, renifler leurs glaires avant de cracher dans le lac, bref le charme asiatique que l’on aime tant, surtout à 6h du mat ! Nous rencontrons ensuite Sarah, une jeune néerlandaise que nous emmenons sur nos scooters à la découverte des fameuses grottes bouddhistes de Hpa An. Entre chaque « stop », nous sillonnons les petits villages reculés dans la campagne. Les habitants et surtout les enfants semblent curieux de nous croiser ! Nous avons donc le droit à des bonjours, des sourires et des rires sur notre trajet. Je suis tellement émerveillée…j’aime tant ce contact avec les locaux.


Arrivées aux grottes, nous découvrons des lieux de culte bouddhiste, magiques et hors du temps. Elles sont aussi l’occasion pour nous, de nous rafraîchir. Ici aussi, la chaleur et le soleil se font sentir ! Nous nous dirigeons ensuite vers le lac où nous embarquons dans une barque pour traverser une autre grotte, 10 minutes paisibles dans un endroit exceptionnel.


Après une petite pause repos nous reprenons la route vers la grotte « Batman » connue pour ses centaines de milliers (je n’exagère pas, centaines de milliers) de chauve-souris sortant au coucher de soleil pour aller « manger un morceau » et revenir se coucher. Cette expérience est inexplicable: un long flot noir de chauve-souris volant au-dessus du lac, toutes en groupes, pendant une bonne dizaine de minutes. Ca fait limite peur, Margaux se croit dans le genre de films/séries où un monstre invisible s’évade pour aller envoûter et tuer les habitants alentours (quelle imagination cette Gomar…)
Le lendemain matin, Constance et moi allons nous promener (pour ne pas dire « faire du shopping ») au marché. Margaux ne nous accompagne pas, elle en a « ras le bol des marchés », alors que pour moi c’est un vrai plaisir dont je ne me lasse pas. Nous sommes définitivement les seules touristes. Une vraie immersion dans la vie des habitants de Hpa An, c’est tellement enrichissant, mais c’est aussi le début des difficultés pour se faire comprendre et essayer d’échanger avec eux. A plusieurs reprises, nous partagerons des sourires sans pouvoir aller vraiment plus loin. Un Birman m’a même offert un objet en bois tressé car je souhaitais l’acheter sans vraiment savoir ce que c’était.. ils sont tellement gentils !



Nous partons ensuite visiter le temple Kyauk Kalap, niché au sommet d’un rocher plutôt…original ! En effet, le sommet est plus large que sa base (cf. photo en haut de l’article). Quelle beauté ! Le rocher se trouve au milieu d’un lac bordé d’arbres et de rizières, un lieu de culte hors du commun. Nous ne monterons pas jusqu’en haut car un panneau nous indique qu’il est réservé aux prieurs.
L’après-midi, nous déambulerons (très rapidement) dans le Jardin de Lumbini (ou « Jardin des Bouddhas ») composé d’une centaine de Bouddhas tous pareils. La visite se fait très rapidement car honnêtement, elle n’a pas grand intérêt…

En effet, la principale activité dont nous entendons parler depuis le début du voyage est la montée du Mont Zwegabin au levé ou au coucher du soleil. Notre choix se porte rapidement vers le coucher de soleil puisque chaque jour le soleil se lève sous les nuages. Et bien, on ne s’attendait pas à une montée si difficile. Pour Margaux, c’est la pire montée qu’elle ait faite depuis le début de son Tour du Monde. Pour que vous imaginiez un peu : c’est une pente très raide composée d’une succession de marches interminables pour atteindre le sommet. « Quand y’en n’a plus y’en a encore ! » Constance est notre héroïne, elle monte les marches sans difficulté en nous disant que pour elle « c’est comme courir », et vu qu’elle court régulièrement, forcément c’est plus facile ! D’ailleurs, je profite d’avoir la plume pour passer le bonjour à notre cher Bib qui nous a laissé profiter de sa jeune petite femme pour 2 semaines ! Merci à toi Bib !
Le plaisir sera donc à l’arrivée au monastère pour le coucher de soleil. accompagnées d’un groupe de Birmans, enfants et adultes, admiratifs et bouche-bée devant la chevelure blonde de Constance, nous réalisons un petit shooting photo…






J’aimerais tant réussir à exprimer ce que je ressens lorsque je croise des Birmans depuis le début de notre séjour…ils sont aussi curieux de nous rencontrer que nous le sommes. C’est un pur échange avec eux…
Nous redescendons lampes torches en main afin de rentrer à l’auberge. Enfin, pas tout de suite pour moi…Je ne peux pas louper le marché de nuit ! Je quitte donc les filles pour aller m’y promener…enfin je n’y verrai qu’un étalage de nourriture locale. Dommage que les filles ne soient pas là pour changer de cantine !
Avant de prendre la route pour Yangon le lendemain après-midi, nous décidons de nous offrir le plaisir d’un dernier massage avant notre retour en France, et pas n’importe quel massage ! En effet, il est fréquent en Birmanie de se faire masser par des aveugles. Constance l’ayant testé en Thaïlande nous assure qu’un massage à l’aveugle est même meilleur car l’aveugle a un sens du toucher bien plus développé, ce qui est un vrai plaisir. Margaux et moi sommes un peu gênées au début mais nous ne regrettons vraiment pas cette expérience, d’autant plus que les masseuses ont le sourire aux lèvres du début à la fin. Un vrai moment de plaisir !
Après 5h de voiture pour retourner à Yangon, nous dînons dans l’hôtel de Margaux avant d’attraper notre avion à 2h du matin pour Paris…
C’est déjà le moment pour nous de quitter notre Gomar et cette douce Birmanie. Une seule chose en tête, l’envie d’y retourner au plus vite ! »