Nouvelle-Zélande – MacKenzie épisode 2 : Où sont les mots ?

Ça y est, je prends la route direction Queenstown, au Sud Ouest de l’île du Sud, la ville de tous les possibles – que je n’atteindrai pas tous, certes. Je vous ai parlé d’Aurélien dans mon précédent article, place maintenant au récit de ces merveilles qui me laissent chaque jour sans voix.

Après quelques heures de route seule, je rencontre deux Australiens dans mon dortoir à qui je propose le trek du Ben Lomond. Nous partons donc deux jours plus tard pour une randonnée de 6h à la découverte d’un des sommets les plus connus de la région. Une fois encore ça grimpe, une fois encore je suis la dernière, mais comme on dit: « chacun son rythme, le principal est d’arriver au sommet ! ». Au sommet, après 4h de marche : vue 360 sur les sommets néo-zélandais alentours et sur les lacs au pied des montagnes. Autant vous dire qu’une fois encore, les mots ne viennent pas ! Alors, on sort l’appareil photo avant de redescendre le même chemin pendant 3 nouvelles heures. C’est d’ailleurs la seule chose qui me déplaît en Nouvelle-Zélande : beaucoup de treks sont des allers-retours et non pas des boucles, du coup la montée est sympa mais la descente est ennuyante, fatigante, quand elle n’est pas aussi douloureuse pour les pieds et les genoux !

Retour à l’auberge, je vais sur l’appli Santé pour compter le nombre de pas effectués et le nombre d’étages montés : 31 820 pas et 403 étages montés !! Wahoo j’ai de quoi être fière 💪, une nouvelle femme naît en moi… Ma soirée se résumera à dîner + dodo car demain, c’est reparti pour un tour ! Mais tout autre cette fois : départ pour une journée au Milford Sound, une croisière sur le lac Milford Sound où, après 3h de bus au milieu des montagnes, chutes d’eau et en prime quelques sommets enneigés, nous embarquons pour deux heures de traversée sur une eau bleue marine et turquoise surplombée d’îlots verts et de chutes d’eau. Un régal pour le cœur et l’esprit ! Cette fois je suis seule mais la vue est si impressionnante que je n’ai besoin de rien d’autre que mes yeux émerveillés pour être au paradis.

De retour à l’auberge je rencontre cette fois un Français, Bastien, deuxième superbe rencontre de ce voyage. En pleine recherche d’un petit boulot autour de Queenstown il a un peu de temps libre samedi pour partir randonner avec moi. Après 1h de recherche sur l’appli mobile CamperMate – très très très utile pour un séjour en Nouvelle-Zélande et en Australie – nous décidons d’aller grimper au sommet du Mount Alfred. Aïe aïe aïe on n’est pas au bout de nos peines ! On doit enjamber des énormes troncs d’arbres jonchés sur le sol entre deux cours d’eau puis grimper une heure en faisant attention à ne pas nous heurter aux racines sur le sol et on termine par de la vraie escalade pour atteindre le sommet, en plein soleil évidemment, sur lequel on se posera pour profiter d’un petit pique-nique avec vue imprenable sur le lac et ses montagnes alentours. Un paysage qui devient presque quotidien mais dont, je pense, je ne me lasserai jamais. Tellement sauvage, grandiose, je reste chaque jour muette. Comme je le dis souvent à mes amis et ma famille « ce pays me rend dingue, je m’en remets pas ».

De retour sur le parking je demande a Bastien, un peu gênée et honteuse je l’avoue, s’il peut jeter un œil à ma tente et m’aider à la monter rapidement pour me montrer comment elle fonctionne au cas où je me retrouve seule au campement 4 jours plus tard sans comprendre le mode d’emploi. En effet, comme me le dit mon père depuis plusieurs années : « Tu as le droit de ne pas savoir faire mais tu ne dois pas faire sans savoir ». J’avoue que sur ce coup-là j’aurais certes pu essayer seule…En 3 minutes c’est bouclé, meilleur prof de montage de tente, merci Bastien ! Programme de la soirée pour se féliciter de notre ascension au sommet : Petit verre au bord du lac pour le coucher du soleil et sortie dans un bar. Wouhou, 1ère sortie après 2 semaines en Nouvelle-Zélande, CHAMPAGNE ! A l’heure où j’écris, cela fait un mois que je suis en Nouvelle-Zélande et ce soir-là fut la seule sortie de mon séjour donc, à nouveau : Merci Bastien !

Lendemain matin, départ pour Wanaka à 1h de Queenstown où j’arrive à l’auberge de jeunesse, seule encore une fois. La solitude sera d’ailleurs le mot descriptif de ce voyage je pense, mais couplé à la liberté justement. Je me rends dans l’espace commun et lance une petite annonce : « Qui a prévu d’aller au Roy’s Peak demain ? » Le Roy’s Peak pour ceux qui n’en ont jamais entendu parler, est le trek le plus connu du sud du pays. Vous reconnaîtrez peut-être les photos, la vue est si splendide qu’on attend en file indienne pour prendre une photo au bout du sommet, genre « je suis seule au monde » alors qu’en fait 10 personnes attendent derriere ! Deux Allemands me répondent alors qu’ils comptent faire l’ascension le lendemain pour le levé du soleil. Trek pour le levé du soleil = réveil 3h, départ 3h30, début de l’ascension 4h, arrivée au sommet 6h30, levé du soleil 6h45. Tout ça dans la joie et la bonne humeur ! Nous commencons l’ascension dans le noir, ce qui m’a agréablement surprise. De 1 parce que l’on monte sous un ciel étoilé et ça ça n’a pas de prix; ensuite, avec ma lampe torche je me sens comme Dora l’Exploratrice, la classe; et enfin, on n’a pas le soleil de 12h qui tape, c’est bien plus agréable en montée !

Arrivés au sommet nous sommes accueillis par un vent glacial et une vingtaine de personnes déjà bien installées pour admirer le levé de soleil. Je me trouve un spot absolument parfait pour admirer la vue connue de tous, mais cette fois de mes propres yeux. Une nouvelle fois je reste bouche bée, j’oublie le froid et deviens presque envoûtée en me demandant bien comment notre planète peut nous offrir tant de merveilles, si abondamment en plus.

Retour à l’auberge où ma seule activité sera de dormir jusqu’à 12h et regarder Netflix jusqu’au coucher ! Merci le réveil à 3h mais je ne peux pas dire que ça ne valait pas le coup et vu là où je me trouve je ne vais certainement pas me plaindre non plus !

Le lendemain, avant de prendre la route pour le Nord de l’île, je me lance dans la découverte d’un nouveau sport, entre « ciel et terre », le parapente. Je me dis que la Nouvelle-Zélande est certainement l’un des meilleurs endroits au monde pour se lancer ! Quelle sensation folle de courir vers le vide et de s’envoler au dernier moment. Je profite d’une vue éloignée sur le Roy’s Peak, à deux ailes des montagnes autour de moi. Malgré le froid glacial et le ciel nuageux j’apprécie cette adrénaline qui monte pendant 15 petites minutes. A refaire, ça c’est sûr ! Je pense d’ailleurs que le paysage serait tout aussi beau au-dessus de la Côte d’Azur et de la Corse, pas besoin d’aller si loin donc…

Pour ne pas déroger à la règle, voici une petite vidéo recap de mon expérience dans la région du MacKenzie…


4 réflexions sur “Nouvelle-Zélande – MacKenzie épisode 2 : Où sont les mots ?

  1. Bonjour Margaux,
    Nouveau pays, nouveau challenge mais toujours autant d’énergie et d’envie d’aller plus loin, plus haut !
    Bravo et merci pour le partage de cette merveilleuse aventure.
    Bon courage pour le prochain trek 😉
    Nathalie

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  2. Coucou Margaux,
    Bravo pour tes nombreux exploits sportifs et magnifiques toutes tes photos…ça donne envie vraiment d’aller la bas. Je vais en parler à Fred🤪🤪🤪.
    Bisous à toi 😘😘😘

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